cestmoi"Dans un quartier préservé d’Abadan, Clarisse, l’épouse et mère de famille à travers qui l’histoire se déploie, est une femme d’une profonde humanité, intelligente, d’une simplicité de cœur qui nous la rend spontanément attachante. Par ses yeux, on observe le petit cercle qui se presse autour du foyer : un mari ingénieur à la raffinerie, fervent de jeu d’échecs et de politique, les deux filles, adorables et malicieuses jumelles, Armène, le fils vénéré en pleine crise d’adolescence, et la vieille mère enfin qui règne sur la mémoire familiale. Pourtant la très modeste Clarisse, cuisinière éprouvée qui se dévoue sans compter pour les siens, va bientôt révéler sa nature de personnage tchekhovien, au romanesque d’autant plus désarmant qu’il se montre on ne peut plus retenu. De nouveaux voisins se manifestent en effet, une famille arménienne débarquée de Téhéran qui va très vite bouleverser l’équilibre affectif de notre femme invisible."

Non ne dîtes pas que j'apprécie beaucoup cette romancière irannienne mais alors pas du tout. Bon, j'avoue votre Honneur que depuis "comme tous les après-midi" j'ai eu un coup de coeur littéraire et depuis j'ai lu tout ce qui avait été traduit en français. Le style, les mots, le ton donné , des nouvelles ou un roman: bref j'ai adheré et difficile de lâcher ce roman "c'est moi qui éteins les lumières".

Clarisse, mère au foyer, qui "jongle" entre sa famille, sa mère, sa soeur . C'est un journal intime en quelques sorte ses joies, ses peines, ses incompréhensions. Les voisins et leurs vies (une nouvelle famille comment dire étrange), l'école de jumelles, la vie amoureuse du fils, le travail du père. Et puis le vent nouveau qu'apporte Emile , le nouveau voisin. Très troublant au final mais j'apprécie toujours.